Pour Wolf creek, il faudrait parler aussi de cette façon de filmer, style caméra vidéo qui donne des plans "intimistes" très répétitifs, dont le cadre rapproché et sautillant est souvent fatiguant et ennuyeux.
Greg McLean qui a eu une formation artistique, signale combien il est attiré par les méthodes de Dogme 95 dont le crédo a été établi par le cinéaste Lars von Trier
vous pourrez le lire là http://nezumi.dumousseau.free.fr/img8/dogme95.htm
L'évolution des protagonistes reste quand même pas mal menée, même s'ils manquent un peu de caractère. Il y a un moment, juste avant le drame, où les personnages commencent à prendre consistance, à s'individualiser et l'on finit par les trouver attachants, sentiment qui culmine lors de la scène du baiser où sont parfaitement rendus les émois balbutiants d'une jeunesse que le metteur en scène affiche peu expérimentée en dépit de ce que nous avions supposé. Et cette séquence qui les rattache à l'innocence de l'enfance les promet au sort de l'agneau.