
pour faire plaisir aux gosses, on a regardé un film français: jeux d'enfants
bon, ben, j'aime pas
attention que je n'ai pas triché, j'ai regardé jusqu'au bout
et ça me désespère
j'y vois un blème profond car après tout je suis une française en France
donc ce n'est pas normal de détester à ce point les films français
Je faisais pourtant un effort, j'avais tant envie de l'apprécier
mais non, dès le début, j'étais hérissée, tout sonnait faux comme toujours au pays du réalisme et d'abord ce garçonnet que l'on a voulu con sous prétexte de le montrer intelligent, donc égoiste et borné, comme si c'était là une vérité que l'on assénait, que l'on vous montrait là le "véritable enfant sans fard" et son monde onirique en forme de dessin de maternelle c'est bien français, ça que de signaler au spectateur: "là où vous voyez les petits dessins colorés et l'enfant qui vole, c'est le monde du rêve, voyez-vous et là où on montre le papa qui crie et fait des grands gestes de marionnette, eh bien, là, c'est le monde de la dure réalité"
de l'insipide et du prétentieux qui étale la navrante banalité d'un petit jouet trimballé pendant tout le film au rythme du cap-pas cap, assorti d'un humour noir laborieux mais insistant parce que l'humour noir, c'est la poésie, la révolution, poil au menton, si j'te rase, tu t'écrases... langue-de-bois-et-patatras...
ce patchwork d'idées piquées un peu partout et mises bout à bout à la va-comme-jte-pousse, et qui a cru faire fort en donnant dans la tragédie grecque sur le ton de la comédie, non seulement m'a terriblement ennuyée mais encore rendue attristée
pas étonnant que notre économie se casse la gueule quand l'imaginaire est aussi déplorable et fier de l'être <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p>ya juste l'affiche qui est mignonne, mais est-ce suffisant ?</o:p>