The DA VINCI CODE
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54226.html
Cependant l'on en a tant parlé et tant écrit déjà sur le Ouaibe qu'il n'a pas pu nous échapper qu’il était très contesté.
L'intrigue en quelques mots si vous n'avez pas envie de cliquer plus haut
A la suite d'un crime théâtral commis au musée du Louvre sur la personne de son conservateur visiblement membre d'une société ésotérique, un prof de symbologie (Tom Hanks) et une jeune policière spécialiste du décryptage et petite fille de la victime (Audrey Tautou) poursuivis par les méchants, mettent à jour une piste, émaillée de différents symboles kabbalistiques ou religieux; et se lancent dans une chasse au Graal, celui-ci symbolisant ici une révélation hérétique menaçant le credo catholique défendu par l'Opus Dei proche du Vatican.
Bon, il est vrai que le film est basé sur une arnaque .
A partir de société secrètes aux légendaires « maîtres du monde » et de différents matériaux ésotériques bien réels dont on a picoré quelques éléments, la plupart du temps mal traduits et mal interprétés voire tout simplement erronés, l’auteur puis le réalisateur se sont permis de broder une fiction dont le principal attrait pour le public était justement l’approche du Mystère.
Celui-ci étant basé essentiellement sur le culte de Marie-Magdalena et d’énigmes souvent ressassées et connues du public s’intéressant à l’hermétisme et aux kabbales en tous genres, concernant notamment Rennes le Château et le monastère du Carol.
davantage d'infos sur
http://www.mariemadeleine.com/
Bon, mais voilà, il ne faut pas non plus être abruti au point de croire qu’un film comme celui-là va vous délivrer un secret quelconque et vous dévoiler les inconnues mystiques, même la suite de Fibonacci n'y suffira pas...
D’un point de vue de la spéculation philosophique et spirituelle, ce film n’apporte rien non plus. On ne saurait le comparer par exemple à La dernière tentation du Christ de Scorcese qui a pour thème l'argument essentiel, c'est-à-dire la théorie qui prétend que Jésus vécut maritalement avec Marie-Magdalene et eut une descendance, et qui reste une méditation intérieure à mi-chemin entre rêve et réalité.
Pour ma part, je l’ai regardé comme un Indiana Jones , en appréciant les traits un peu forcés, le cadavre Jean,Pierre Marielle tout décoré, les gros plans sur les toiles de Vinci , le jeune moine fou à la silice (ce pauvre Paul Bettany avec sa gueule d’albinos, va se payer tous les rôles de mabouls sectaires ou nazis ) le balayage des paysages parisien et londonien,, enfin on nous fait un peu de pub. Le jeu des caméras est agréable, la bande son moyenne, Hanks et Tautou sont convenables.

mais mon préféré est le beau Bettany
Ceci dit la chasse au trésor n’est pas trop convaincante et le suspense est vite désamorcé.
J’ai réussi à ne m’endormir que l’espace de 5/10mn. Il est vrai que mon compagnon me réveillait à force de dire des méchancetés sur le scénar, tout le long de la bobine.
Enfin, bref, cela reste assez distrayant pour un bon public comme moi que n’en attend que quelques images réussies de temps à autre. Da Vinci Code a un côté très comics. Il y a eu quelques moments tordants avec le moine ou le boiteux. Et parfois, Hanks et Tautou ont un côté attendrissant "club des 5" sauf qu’ils sont que 2. Quand à Reno, juste le voir comme toujours à côté de la plaque et le nez comme s’il allait se dévider sur le sol, ben il fait rire comme d’hab.
Un truc satisfaisant aussi et rare, c’est qu’un Américain donne une bonne image de la France et de l’Angleterre aussi, bref de l’Europe qui me semble confirmer le paramètre très « occident » qui dérange cependant quelque part puisqu’alors là les auteurs semblent finalement se prendre au sérieux et que l’on s’éloigne de la narration fictive qui devient un prétexte, mais alors pourquoi n'a-t-on pas recherché davantage d’authenticité ?
C’est sans doute cette confusion dans l’intention puis dans l’acte qui a rameuté toutes les mauvaises critiques et qui fait que ce film d’une certaine façon, est un ratage qui n’aurait pas dû sortir.
Maintenant, d’un autre côté, qu’il passe dans les salles, est finalement très démocratique.
Et ce qui est sûr, c’est que les érudits et les « maîtres » de tous poils ne peuvent qu’en tomber malades, et ça c’est déjà une bonne chose.
Sans compter qu'il y en a qui en font leurs choux gras, ce qui n'est pas négligeable en période de chomdu intensif