Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mardi, c'est Ni

 



 



Le mardi est pour moi, le jour de toutes les corvées puisque depuis le jeudi d'avant, j'ai tout remis au lendemain sous prétexte qu'il n'est pas bon de mettre le boulot en train quand le temps lui est compté.



Donc, j'attends le début de la semaine suivante pour m'y mettre vraiment, mais je saute le lundi car il est notre jour de congé préféré malgré la corvée des courses hebdomadaires qui est notre seule concession aux obligations familiales, ce jour-là, le dimanche n'étant qu'une mise en train où bien souvent pour faire plaisir aux miens, je passe un bout de matinée à cuisiner des trucs qui seront bouffés en 20 minutes.



Pour en revenir au mardi, donc, j'ai fait mes courriers, passé des coups de téléphone merdiques et tenté de régler quelques affaires oiseuses dont cette histoire d'EDF (voir La mauvaise heure sur Lamentations biterroises) qui m'a finalement prélevé le montant d'une facture que j'avais payée. Ayant déjà téléphoné une fois sans résultat, je suis allée sur place, à leur bureau, le seul de toute la ville avec, au guichet d'accueil, une seule hôtesse qui, en principe, encaisse les paiements par chèque ou carte ou bien vous oriente vers l'un des bureaux ceinturé de demi cloisons. 



Quand j'entre, il y a bien 20 personnes qui attendent déjà debout devant l'accueil, bouchant le passage, auxquelles il faut ajouter  6 personnes assises sur les banquettes du fond, déjà orientées, et qui attendent leur tour, probablement depuis déjà un moment, vu les gueules crispées. Après repérage des lieux, il semble qu'il n'y ait derrière qu'un seul employé, ô la honte, ce qui engage celle qui est à l'accueil à s'occuper également de cas, qui paraissent au moins aussi kafkaiens que le mien.



Je tends l'oreille /il faut dire que je suis à un mètre sur le côté puis qu'il n'y a plus de place derrière ceux qui font la queue/ en voyant une femme, la quarantaine, manifestement au bord des larmes d'énervement, pour m'apercevoir avec compassion mais aussi soulagement qu'il y a pire et encore plus tiré par les cheveux que ce qui m'arrive à moi.



On a coupé l'électricité de l'appart de cette femme, en son absence (bien sûr), vendredi, (veille de week-end, la bonne blague) pour non-paiement alors qu'elle croyait le prélèvement honoré.



Vérifiant lundi (elle travaille tôt le matin jusqu'à l'aprèm) ce qui a bien pu se passer à sa banque, elle a constaté que celle-ci s'était trompée sur le chiffre et que le prélèvement avait été de 230 euros au lieu de 260 (j'arrondis), donc coupure.



Les réponses de l'employée souriante et voix douce, étaient édifiantes. D'abord, elle douta tout simplement que l'électricité de cette dame était coupée. « Voyons Madame, nous ne coupons jamais comme ça !, (ton rassurant) on vous envoie auparavant une lettre de relance et même deux » La cliente répondant qu'elle n'a reçu aucun courrier de réclamation lui indiquant l'erreur bancaire et qu'elle n'a plus d'électricité, maintenant depuis quatre jours, l'employée s'est reprise à deux-trois fois pour vérifier la chose sur son écran, sourcil élégamment froncé, pour en arriver à la conclusion « qu'effectivement, cela faisait un moment que la facture était impayée (3 semaines) et qu'il était normal que leurs services en arrivent à cette regrettable extrémité mais qu'en cas de difficulté, elle aurait dû demander à payer selon un échéancier, ce qui aurait été accepté car ils étaient très compréhensifs. » La pauvre dame reprenait alors ses explications depuis le début comme quoi, il y avait bien eu prélèvement mais que celui-ci ne portait pas le bon montant et qu'elle ne s'en était pas aperçue. Et cela continuait, remuant en moi le souvenir de l'entretien téléphonique de l'autre fois. Sauf que là la préposée à l'accueil était d'une amabilité à toute épreuve qui donnait encore davantage envie de lui foutre des baffes. L'hôtesse finit par dire à la cliente que celle-ci devait faire un courrier et que si elle voulait qu'on la rebranche rapidement, le mieux étant qu'elle paie la totalité et qu'éventuellement le trop-perçu lui serait remboursé.

<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

Bref yen avait pour une plombe pour que cela s'arrange vu que la dame s'accrochait et je la comprends, alors je me suis barrée et j'ai remis ça à demain matin, 8h30, d'autant plus qu'il me semblait que je n'avais pas toutes les armes sur moi. Ce soir, j'ai vérifié que j'avais tous les documents nécessaires, facture d'avant, facture d'après, bordereau faisant preuve du versement de chèque au mec qui s'était déplacé, et puis, carrément, j'y ai ajouté mes relevés de compte prouvant que le prélèvement normal n'avait pas été effectué ni rejeté, que le chèque avait bien été encaissé et qu'enfin on m'avait prélevée deux semaines après, le montant de la facture déjà payée additionnée des frais de l'encaisseur pour déplacement.

<o:p> </o:p>

Dans les bureaux soft line pour hard people de l'EDF qui vous donnent envie d'être une karateka de série B et de leur exploser leurs vitrages à la tronche, me revenaient en vrac des blèmes divers dont l'insignifiance gonflée d'outrance me submergent la vie : une affaire ou plutôt un  enchevêtrement de plusieurs affaires aussi indécemment ridicules les unes que les autres, avec le syndic de l'immeuble de notre magasin qui dure et se complique maintenant depuis plus de dix ans, doublant et triplant les frais, selon les années, plus un pc en panne dont  le programme de restauration ne s'enclenche pas tandis que le dvd portant copie du disque dur est cassé, seule solution donnée par packard bell, c'est me vendre, et cher, un autre disque de restauration pour ce pc ayant tt juste deux ans d'âge, et je ne parle pas ou à peine du fournisseur d'encens indien qui m'a harcelée avec menaces, s'il vous plaît, pendant un an pour des frais de port dont j'avais déjà donné deux fois copie du règlement mais que, eux, ne trouvaient pas dans leurs registres comptables à l'ancienne, où seules les mouches pouvaient pister leurs merdes, ni de ceux qui tous les trois mois me téléphonent pour avoir mon numéro intracommunautaire déjà envoyé, plus, tout récemment, un autre litige merdique pour un cellulaire offert à l'un de mes fils avec abonnement et qu'il faut retourner à l'envoyeur, délai d'attente pour le renvoi 15 jours sans gentillesse compensatoire... sans compter cette histoire d'amende pour représentation de feuille de cannabis qui m'asticote et me donne envie de me tourner vers le tribunal administratif pour demander annulation de l'ordonnance.....

<o:p> </o:p>

Ni, Ni, Ni... diraient les Monty Python

<o:p> </o:p>

Quand on prend la mesure de la perversité des actions humaines, on se demande comment on fait pour être encore vivant malgré tout et l'on se dit qu'il faut en profiter car il n'y en a peut-être pas encore pour bien longtemps...



C'est pour ça que je préfère remettre les choses au mardi, bon, pour l'edf, c'est finalement renvoyé au mercredi, mais ce serait trop bête de ne pas intervenir demain car ensuite, le jeudi est un jour où j'ai toutes les autres choses pas trop chiantes mais nécessaires à faire que je remets au jeudi et donc je ne peux utiliser ce jour-là pour les résidus du mardi, le vendredi étant un mauvais jour pour faire les choses car si elles restent par hasard inachevées, ça vous gâche le week-end et donc tout est reporté au mardi suivant, vu que le dimanche c'est pour la famille et le lundi pour notre couple...

<o:p> </o:p>
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article