• Manhattan Transfer

     



    autoportrait de Dos Passos, peintre et écrivain américain (1896-1970)



     http://www.histoire.fr/bleu/html/archivesduxxesiecle/archidospassos.htm



      

     

    Manhattan Transfer de John Roderigo Dos Passos

     

     Une relecture qui m'a enthousiasmée et je suis surprise en prenant conscience que le roman ne m'avait pas particulièrement marqué adolescente alors qu'il est tout simplement génial.. comme quoi ma sensibilité a bien changé... ceci sans que je puisse décider si c'est en mieux ou en pis, probablement les deux à la fois...

     

     Peut-être ne l'avais-je même pas fini...

     

     C'est l'inconvénient des ouvrages empruntés en bibliothèque, certains ne tolèrent pas une lecture monolithique, je veux dire en un trait. Ils se goûtent mieux par petits morceaux, pris dans l'ordre ou même au hasard comme c'est le cas de Manhattan Transfer qui est un vrai kaléïdoscope d'évènements miniatures pris dans la métamorphose d'une ville, New York.

     

     Dos Pasos l'a écrit juste après la première guerre mondiale et il a été publié en 1925. le bouquin raconte le développement de Manhattan. Toute cette ville de New york dont l'effervescence et le gigantisme emportent sa population comme le ferait un fleuve en crue, et la soulèvent ou la noient. Les individus sont là comme des milliers de fourmis grouillantes, dont l'identité s'efface au profit de la collectivité; et l'on reste confondu devant le dépassement de l'homme par son oeuvre même. 

     

     C'est un fouillis ordonné de descriptions et de récits enchevêtrés où s'agitent des dizaines de personnages pris dans des histoires différentes mais qui ont pour point commun, une soif d'espoir inextinguible en un monde meilleur alors même qu'ils sont broyés par cette idéologie de la réussite qui les tient.

     

     Toute une accélération des mutations, qui désempare les vieux et bouleverse la jeunesse.

     

     "Le crépuscule de plomb pèse sur les membres secs d'un vieillard qui se dirige vers Broadway. quand il contourne l'étalage de Nedick, au coin de la rue, quelque chose se déclenche dans ses yeux. Poupée brisée parmi les rangées de poupées vernis, articulées, il se traîne, la tête basse, jusque dans la fournaise palpitante, jusque dans l'incandescence des chapelets de lettres lumineuses. "Je me rappelle quand tout cela était des prairies" gronde-t-il au petit garçon."

     <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>« Le port regorge de paquebots zébrés, pie, rayés comme des mouffettes. Les Narrows sont bourrés de lingots. On empile les pièces d'or jusqu'aux plafonds dans les sous-sols du Trésor. Les Dollars gémissent dans les antennes de radio. Tous les câbles émettent des dollars. »</o:p><o:p> </o:p>


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