• Le parfum ; histoire d'un meurtrier

    Le parfum ou histoire d'un meurtrier, un film du réalisateur et metteur en scène allemand Tom Tywker, témoignet d'une collaboration européenne puisque les principaux acteurs sont britanniques et américain, le costumier, un Français, le décorateur, un autre Allemand et la plupart des paysages censés représenter villes et provinces françaises, sont espagnols.
    Ma fille m'avait beaucoup parlé du Parfum, roman du Munichois Patrick Suskind, roman qui l'avait beaucoup marquée.
    Allo ciné remarque que bien qu'on ait depuis longtemps désiré le porter à l'écran, beaucoup hésitèrent devant la difficulté du sujet.
    Le thème est parfaitement résumé sir la quatrième de couverture du Livre de Poche
    "Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance, furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien.

    Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".

    Le film est indéniablement intéressant à regarder malgré toutes ses imperfections, ses longueurs et certaines scènes un peu lassantes par leur répétivité.

    Il reste des choses remarquables, et tout d'abord le jeu de l'acteur britannique Ben Wishaw, qui tient le rôle de Jean Baptiste Grenouille, cet enfant sauvage devenu démiurge, mû par un sens olfactif extraordinaire.
    Ensuite, l'aspect caricatural que peut prendre la misère urbaine de ce XVIIIe ; les scènes hautes en couleur, les répugnances exhibées, le contraste entre luxe et crasse, la parole off qui vient insister sur l'authenticité de l'histoire comme le fait tout vrai conteur, ce paradoxe qui fait que le dépossédé d'amour, d'affection et de biens matériels, est justement celui qui possède le « don », le vide créant le médium, le don du flair, un don animal qui cependant s'élève au sommet puisqu'il touche aux nuées, à l'éthéré, au ciel... tout cela donne au film un intérêt certain qu'il puise dans le cœur même de l'écrit dont il est issu
    Tout le film est témoin d'un travail acharné à reconstituer les décors, communiquer les impressions olfactives etc ceci avec des réussites diverses. Car les décors ressemblent bien à des décors, la France que ce soit Paris ou la province est vue au travers des yeux étrangers qui ont lu tout ce qui s'y référait mais l'ont interprété à la manière, cela se sent.
    Grenouille n'a pas non plus un jeu de nez très divers malgré la bonne volonté de son interprète et c'est quand même vite lassant de le regarder renifler.
    Et puis il y a les petites fautes bêtes, comme la mère de Grenouille, poissonnière de son état qui a des sourcils fort bien épilés qui m'ont fait marrer.
    Et puis des copies d'autres scènes vues dans d'autres films comme la scène d'orgie ou les classiques scènes de mendiants et qui ne m'ont pas vraiment touchées comme l'ont fait autrefois des séquences de Pasolini, par exemple.
    Néanmoins la scène de la naissance de Grenouille reste assez réussie et prend le ton d'un humour noir qui malheureusement se banalise pour se perdre ensuite
    Et, disons-le, c'est quand même un bon moment de cinéma qui donne à penser



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