• je rame, c'est ça quand on traverse une galère, on rame et on a l'impression de ne pas avancer...j'ai déjà eu toujours tendance à me sentir sollicitée par plusieurs trucs à la fois, débordée de ne rien faire, en quelque sorte éjectée de trou noir en trou noir...

     d'abord ces dernières semaines, j'ai beaucoup ramé à construire mon site pro, j'en ai fait plusieurs qui ne me convenaient pas vraiment et puis un que j'aimais assez jusqu'à m'apercevoir que l'arborescence manquait d'harmonie et de souplesse à mon goût et que le mieux était que je reprenne tout à zéro !

     juste sur ces entrefaits, mon compagnon et moi-même, avons décidé d'ajouter à notre commerce de distribution, un petit point buvette-sandwicherie, ceci pour compenser la baisse de chiffre d'affaires qui s'annonce assez toxique question finances...donc, gros boulot en perspective, puisqu'il va falloir marcher à l'huile de coude ! dur, dur pour une arthritique comme moi... m'enfin, c'est ainsi et l'on s'y est mis depuis quelques jours en espérant être prêts pour la Féria d'Août: "nous en vouloir plein d'sous comme los otros del campo ! siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! "

     bon faut dire qu'un peu de peinture fraiche, et de vitrines neuves ne nous feront pas de mal non plus car je ne crains pas d'affirmer que notre environnement commercial est tout à fait dégradé mais pourquoi pourquoi, gagner sa vie est-il si dur, difficile et laborieux ?

     toujours, toujours, ce vers de Villon tiré du Testament m'est resté en mémoire

     "Ben sais, si j'eusse étudié
    Au temps de ma jeunesse folle..."
     doux tintement de cloche en fond sonore de la Ballade des pendus qui est l'un de mes poms préféré

    lamentations et geigneries


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  • c'est ma belle mère, paix à son âme de chti, qui me disait autrefois, "mais pourquoi dit-on "stress", n'y-a-t-il pas suffisamment de mots en français pour décrire ce sentiment d'angoisse qui parfois vous saisit ?"

    stress

     eh bien, non, je ne pense pas que la simple angoisse, la dépression ou le ressentiment, la nostalgie ou la mélancolie puisse traduire ce raccourci décapant de "stress" pour "état de stress" et, "état de tension", ne suffit pas à décrire cette impression d'accélération dans la chute, ce que l'on désignait, passé un temps, mais de manière incomplète comme "36e dessous" tandis que s'accumulent sur votre pauvre tête tant d'emmerdes chienliques que vous renoncez à les classer par catégories: ils sont comme autant de grains de sable qui s'entassent et pèsent une tonne en même temps qu'ils s'infiltrent par tous vos orifices et failles déclenchant une gratouille s'intensifiant au point que vous vous en arrachez ce qui vous reste de derme tout en vous cognant la tête sur les murailles qui s'élèvent et vous enserrent à la mesure du gouffre qui s'ouvre sous vos pieds...

    bref, tournons une page et revenons-y tout de go, avec ces hypersurfaces qui dévorent maintenant la ville

     encore 3 petits tours Auchan et je deviens une adepte farouche de la déconsommation !

     une horreur, Castorama qui s'agrandit et c'est Confo qui prend sa place et double ou plus sa surface, et Auchan qui en profite pour s'étendre et occuper tous les créneaux, de la barbaque discount aux produits diététiques en passant par le vrac et la sandwicherie, vite fait grossir et grossir encore avant que les nouveaux hyper et galeries marchandes ne s'ouvrent dans ce quartier de l'Hours aujourd'hui en construction, qu'est-il dit, 14000 m² sur deux niveaux, le plus grand marché à ciel ouvert d'Europe ?

    ai-je bien lu ou je délire à moins que ce ne soit eux, c'est eux forcément mais est-ce du simple fantasme comme on voit dans les cauchemars ou les films de Stephen King ou du vrai fantasme en barres de béton ?

     je pencherai pour le second puisqu'il ne fait nul doute que travaux il y a, qui de plus, vous pourrissent la circulation

     bref, faisant mon tour mensuel auchan, qui tenait d'ailleurs du marathon, il était déjà tard, plus beaucoup de temps avant la fermeture et tant de rayons et de gondoles, où l'on se surprend à examiner un nouveau pot de sauce où un surgelé que l'on connaissait pas, et l'on finit par acheter ce qu'il ne fallait pas et oublier le nécessaire,

    et je me voyais truie parmi les truies me dandinant entre les auges alignées en rangs serrés....

    oui, encore trois petits tours auchan et c'est décidé, je déconsomme !

     sans compter que le printemps avance, bientôt la perquize annuelle ! il me faudrait bien examiner les recoins de mes tiroirs voir si un porte-clef ou autre babiole en forme de feuille de cannabis n'a pas été oubliée par mégarde ! parce qu'alors je récidiverais pour la deuxième fois et par les temps qui courent et ne s'arrêtent plus de courir, forcément, ça pourrait aller loin !

     sans compter qu'après avoir vu les infos, j'ai décidé que je ne serai jamais ministre, j'ai toujours détesté faire la bise à n'importe qui.....

     sans compter ... 


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  • Moins de temps que jamais car je construis mon site commercial avec Web Creator. Pas besoin de connaître le html avec ce logiciel, néanmoins, c'est pour moi quand même un peu casse-tête et puis long mais le résultat est assez marrant... quoique un peu lourd... et j'espère que ça va coller pour l'hébergement... ce n'est pas évident du tout ! Autrement, je me demande en passant, pas envie de chercher, qui donc coache Ségolène ? trop de blanc, qui est quand même symbole royaliste et s'ajoute à un patronyme déjà peu conforme aux idées qu'elle défend... et puis du "Je veux..." à tout moment du discours, expression qui renvoie au langage du môme gâté sinon de la Reine des contes pour enfants... A croire que les socialistes font tout pour qu'elle perde et préfèrent se carrer dans l'opposition... ce qui ne m'étonnerait pas... tous aussi lâches que machos... en attendant, je voterai quand même Ségolène, au moins par solidarité féminine même si je ne partage pas ses idées en matière économique... mais de toute façon, je ne partage pas non plus celles de Sarko... ni d'aucun autre qui s'est présenté d'ailleurs... toute la campagne a manqué d'objectifs clairs et construits sinon chiffrés... pour sauter du coq à l'âne, je n'ai plus la mise en forme pour poster ici ! ce qui rend mon texte peu lisible, suis-je sanctionnée pour avoir introduit du commercial sur un de mes blogs (je l'ai d'ailleurs retiré) ou est-ce un incident technique ?


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  • Crédule comme tous ceux qui ne la consultent jamais, ayant regardé par hasard la météo sur LCI, avant-hier et y lisant un joli 13° pour la journée suivante, je ne me suis pas habillée très chaudement mardi pour aller bosser, tablant que l'air pourtant froid ne tarderait pas à s'ensoleiller...

    Effectivement, cela s'adoucit mais resta froid.

    Voulant vérifier la chose, j'ai volontairement suivi de nouveau la météo le soir, toujours sur LCI et constaté de nouveau cette tiède température pour aujourd'hui

    si le matin, la prévision de 2° est presque juste, le reste est loin de la réalité et le réchauffement diurne bien moindre que celui affiché à l'écran

    à moins que les officiants du thermomètre ne se placent en quelque lieu particulièrement protégé quoique en plein soleil...

    sur mon balcon, à treize heures, j'ai pu relever 4° au lieu des treize attendus

    Mais pourquoi tous ces mensonges ???  

    météo traîtresse

    un tableau de Claire Duprez

     


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    Le mardi est pour moi, le jour de toutes les corvées puisque depuis le jeudi d'avant, j'ai tout remis au lendemain sous prétexte qu'il n'est pas bon de mettre le boulot en train quand le temps lui est compté.



    Donc, j'attends le début de la semaine suivante pour m'y mettre vraiment, mais je saute le lundi car il est notre jour de congé préféré malgré la corvée des courses hebdomadaires qui est notre seule concession aux obligations familiales, ce jour-là, le dimanche n'étant qu'une mise en train où bien souvent pour faire plaisir aux miens, je passe un bout de matinée à cuisiner des trucs qui seront bouffés en 20 minutes.



    Pour en revenir au mardi, donc, j'ai fait mes courriers, passé des coups de téléphone merdiques et tenté de régler quelques affaires oiseuses dont cette histoire d'EDF (voir La mauvaise heure sur Lamentations biterroises) qui m'a finalement prélevé le montant d'une facture que j'avais payée. Ayant déjà téléphoné une fois sans résultat, je suis allée sur place, à leur bureau, le seul de toute la ville avec, au guichet d'accueil, une seule hôtesse qui, en principe, encaisse les paiements par chèque ou carte ou bien vous oriente vers l'un des bureaux ceinturé de demi cloisons. 



    Quand j'entre, il y a bien 20 personnes qui attendent déjà debout devant l'accueil, bouchant le passage, auxquelles il faut ajouter  6 personnes assises sur les banquettes du fond, déjà orientées, et qui attendent leur tour, probablement depuis déjà un moment, vu les gueules crispées. Après repérage des lieux, il semble qu'il n'y ait derrière qu'un seul employé, ô la honte, ce qui engage celle qui est à l'accueil à s'occuper également de cas, qui paraissent au moins aussi kafkaiens que le mien.



    Je tends l'oreille /il faut dire que je suis à un mètre sur le côté puis qu'il n'y a plus de place derrière ceux qui font la queue/ en voyant une femme, la quarantaine, manifestement au bord des larmes d'énervement, pour m'apercevoir avec compassion mais aussi soulagement qu'il y a pire et encore plus tiré par les cheveux que ce qui m'arrive à moi.



    On a coupé l'électricité de l'appart de cette femme, en son absence (bien sûr), vendredi, (veille de week-end, la bonne blague) pour non-paiement alors qu'elle croyait le prélèvement honoré.



    Vérifiant lundi (elle travaille tôt le matin jusqu'à l'aprèm) ce qui a bien pu se passer à sa banque, elle a constaté que celle-ci s'était trompée sur le chiffre et que le prélèvement avait été de 230 euros au lieu de 260 (j'arrondis), donc coupure.



    Les réponses de l'employée souriante et voix douce, étaient édifiantes. D'abord, elle douta tout simplement que l'électricité de cette dame était coupée. « Voyons Madame, nous ne coupons jamais comme ça !, (ton rassurant) on vous envoie auparavant une lettre de relance et même deux » La cliente répondant qu'elle n'a reçu aucun courrier de réclamation lui indiquant l'erreur bancaire et qu'elle n'a plus d'électricité, maintenant depuis quatre jours, l'employée s'est reprise à deux-trois fois pour vérifier la chose sur son écran, sourcil élégamment froncé, pour en arriver à la conclusion « qu'effectivement, cela faisait un moment que la facture était impayée (3 semaines) et qu'il était normal que leurs services en arrivent à cette regrettable extrémité mais qu'en cas de difficulté, elle aurait dû demander à payer selon un échéancier, ce qui aurait été accepté car ils étaient très compréhensifs. » La pauvre dame reprenait alors ses explications depuis le début comme quoi, il y avait bien eu prélèvement mais que celui-ci ne portait pas le bon montant et qu'elle ne s'en était pas aperçue. Et cela continuait, remuant en moi le souvenir de l'entretien téléphonique de l'autre fois. Sauf que là la préposée à l'accueil était d'une amabilité à toute épreuve qui donnait encore davantage envie de lui foutre des baffes. L'hôtesse finit par dire à la cliente que celle-ci devait faire un courrier et que si elle voulait qu'on la rebranche rapidement, le mieux étant qu'elle paie la totalité et qu'éventuellement le trop-perçu lui serait remboursé.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Bref yen avait pour une plombe pour que cela s'arrange vu que la dame s'accrochait et je la comprends, alors je me suis barrée et j'ai remis ça à demain matin, 8h30, d'autant plus qu'il me semblait que je n'avais pas toutes les armes sur moi. Ce soir, j'ai vérifié que j'avais tous les documents nécessaires, facture d'avant, facture d'après, bordereau faisant preuve du versement de chèque au mec qui s'était déplacé, et puis, carrément, j'y ai ajouté mes relevés de compte prouvant que le prélèvement normal n'avait pas été effectué ni rejeté, que le chèque avait bien été encaissé et qu'enfin on m'avait prélevée deux semaines après, le montant de la facture déjà payée additionnée des frais de l'encaisseur pour déplacement.

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    Dans les bureaux soft line pour hard people de l'EDF qui vous donnent envie d'être une karateka de série B et de leur exploser leurs vitrages à la tronche, me revenaient en vrac des blèmes divers dont l'insignifiance gonflée d'outrance me submergent la vie : une affaire ou plutôt un  enchevêtrement de plusieurs affaires aussi indécemment ridicules les unes que les autres, avec le syndic de l'immeuble de notre magasin qui dure et se complique maintenant depuis plus de dix ans, doublant et triplant les frais, selon les années, plus un pc en panne dont  le programme de restauration ne s'enclenche pas tandis que le dvd portant copie du disque dur est cassé, seule solution donnée par packard bell, c'est me vendre, et cher, un autre disque de restauration pour ce pc ayant tt juste deux ans d'âge, et je ne parle pas ou à peine du fournisseur d'encens indien qui m'a harcelée avec menaces, s'il vous plaît, pendant un an pour des frais de port dont j'avais déjà donné deux fois copie du règlement mais que, eux, ne trouvaient pas dans leurs registres comptables à l'ancienne, où seules les mouches pouvaient pister leurs merdes, ni de ceux qui tous les trois mois me téléphonent pour avoir mon numéro intracommunautaire déjà envoyé, plus, tout récemment, un autre litige merdique pour un cellulaire offert à l'un de mes fils avec abonnement et qu'il faut retourner à l'envoyeur, délai d'attente pour le renvoi 15 jours sans gentillesse compensatoire... sans compter cette histoire d'amende pour représentation de feuille de cannabis qui m'asticote et me donne envie de me tourner vers le tribunal administratif pour demander annulation de l'ordonnance.....

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    Ni, Ni, Ni... diraient les Monty Python

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    Quand on prend la mesure de la perversité des actions humaines, on se demande comment on fait pour être encore vivant malgré tout et l'on se dit qu'il faut en profiter car il n'y en a peut-être pas encore pour bien longtemps...



    C'est pour ça que je préfère remettre les choses au mardi, bon, pour l'edf, c'est finalement renvoyé au mercredi, mais ce serait trop bête de ne pas intervenir demain car ensuite, le jeudi est un jour où j'ai toutes les autres choses pas trop chiantes mais nécessaires à faire que je remets au jeudi et donc je ne peux utiliser ce jour-là pour les résidus du mardi, le vendredi étant un mauvais jour pour faire les choses car si elles restent par hasard inachevées, ça vous gâche le week-end et donc tout est reporté au mardi suivant, vu que le dimanche c'est pour la famille et le lundi pour notre couple...

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