• Vu l'horrific film australien Wolf Creek









    Le site  http://www.wolfcreekthemovie.com/



    Probablement parce qu'il était australien, bien sûr, de la curiosité pour la mécanique du film et puis aussi pour les paysages



    Le thème: trois jeunes gens en vacances, un garçon et deux filles, traversent le désert du nord ouest de l'australie pour s'offrir une randonnée sur le site du Wolfe Creek, ils reviennent de leur balade à pied pour découvrir que leur véhicule est tombé en panne. Une bonne âme sous forme d'un ex-chasseur de kangourous, s'offre alors de les aider. Et c'est le début de l'atroce...



    Bon, mon avis est partagé



    Le film démarre très lentement pour tomber ensuite dans l'intenable. J'ai vu le moment où j'ai failli partir car je craignais la complaisance de scènes trop sanguinolentes. Mais non, finalement, l'auteur, n'est pas trop tombé dans le piège.



    Bien sûr, dès le début, l'ambiance est tendue mais bourlinguer dans le désert peut rendre méfiant à tous points de vue. Crainte de la panne, crainte de l'agression en milieu hostile. Je trouve cela assez naturel. Le fait qu'ici les deux surviennent est malheureusement crédible c'est d'ailleurs ce qui fait la force du film.



    Les histoires épouvantables sont le plus souvent bâties sur un contraste. Tout va bien, tout le monde est gentil dans un monde doré et puis soudain, c'est le clash de l'indicible tragédie du mal.



    Ici, tout au contraire on est en harmonie, les jeunes gens sont ordinaires, plutôt superficiels et naïfs, sans gêne, inconséquents, à la limite de la vulgarité pour deux d'entre eux.  La présence de deux filles (fragiles malgré l'air qu'elles se donnent) pour un seul garçon (pas si costaud et rusé qu'il veut le faire croire) montre que leur groupe est insuffisant en nombre et en ressources en cas d'incident. Or le véhicule de celui-ci sort d'un parc de voitures plutôt destinées à la casse qu'à la revente et le désert est visiblement immense, aride et hostile. Quand le lieu n'est pas tout à fait dépeuplé, ses quelques habitants vus à un snack greffé sur une station d'essence, sont visiblement des rustres à majorité masculine. Dans ces conditions, ce qui surprendrait, c'est que les choses tournent bien. On va tout droit au gouffre, ce ne sont pas tant les images qui nous l'indiquent, que notre rationalisme.



    Ce film a sans doute une valeur pédagogique qui n'est relevée par personne. Il n'est pas mauvais de dire aux jeunes qui pensent que tout le monde est sympa: non, il faut se méfier, les méchants existent bien, alors quand on veut voyager, mieux vaut prendre ses précautions et être mieux armés que les héros du film. Autrement, je l'ai trouvé un peu ennuyeux et ses protagonistes trop nuls et désarmés, On pense à un documentaire même si les images sur cette partie nord-ouest de l'Australie sont sans doute très belles.



    Il faut savoir que Wolfe Creek est un cratère formé par une chute de météorite, le deuxième du monde de sa catégorie. Découvert par les "blancs" en 1947, seulement, alors qu'il est vieux d'environ 300.000 ans, il mesure 875 m de diamètre pour 30 de profondeur. Le planétarium de Montréal indique



    Au fond du cratère, la végétation est luxuriante puisque l'immense bol collecte l'eau de pluie.



    Le contraste avec la roche vitrifiée tout autour doit être magnifique.







      




    et quand on voit sur cette photo, son oeil plein de larmes au rimmel défait, l'on comprend encore mieux qu'il ait pu inspirer ce film au réalisateur Greg Mc Lean


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  • vu Stay,  à cause d'Ewan McGregor, bien sûr


    auparavant lu le sypnosis sur Allo-ciné



    Un jeune homme dépressif annonce à son psychiatre qu'il va se suicider dans trois jours. En désespoir de cause, le psychiatre va entraîner son nouveau patient dans un voyage cauchemardesque entre la vie et la mort à travers la ville.


    bon, la seconde phrase, je ne vois pas tellement à quoi elle correspond


    ce qui est surtout évident, c'est que l'accent est mis sur le psy juste pour détourner l'attention de l'essentiel, le fait qui est à la source de ce que l'on identifie rapidement comme un genre de rêve


    l'onirisme est-il sensé faire passer n'importe quoi et surtout du confus ?


    les flash-clins d'oeil sont lassants et besogneux, rien de nouveau d'un point de vue technique de mise en scène et beaucoup de clichés dans une sauce prétentieuse


    ce qui est abscons n'est pas forcément intelligent et bien que le thème aurait permis de l'audace, du délire, du dépassement, tout est ennuyeux, sans imagination et  vide de sens


    une déception, et le côté boutonneux en mal d'initiation de McGrégor ne jouait pas ici à son avantage




    le site  http://www.stay-lefilm.fr/
     




     


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  • Mes derniers films au ciné, dont je ne vous ai encore rien chuchoté .



    CAMPING CAR



    COMEDIE - ETATS UNIS - 2005 - 1H39 - de BARRY SONNENFELD avec ROBIN WILLIAMS, JEFF DANIELS, CHERYL HINES, KRISTIN CHENOWETH



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    Bien qu'il eût mauvaise critique ci et là, nous l'avons tout de même sélectionné sur une liste assez restreinte, il faut le dire.



    Nous avions tout de même l'espoir d'en rire puisque son réalisateur est  Barry Sonnefeld, celui qui a commis, la famille Addams et surtout Men in Black.



    Et, compte tenu que nous n'en attendions pas non plus des miracles, le film a rempli sa fonction, il nous a égayé.

    <o:p> </o:p>

    L'histoire toute bête et classique : les mésaventures d'une famille partie en vacances en camping car avec ses ados rétifs, ses maladresses, ses voisins déjantés auxquels elle tente d'échapper sans succès, sur fond moraliste typique de l'américain nouvelle garde avec papa dévoué qui se tue pour sa famille ingrate et qui, malgré ses capacités, endosse le mauvais rôle au boulot comme dans le quotidien et finit par retrouver le droit chemin sous forme d'un emploi dans une entreprise éthique et, grâce à cette reprise de contact avec les « vraies valeurs » qu'est une partie de campagne, une meilleure relation à son couple et ses enfants, sans compter les nouveaux copains que sont les voisins qui, finalement, étaient des gens  mieux que ce qu'ils ne le paraissaient.



    Bref, sans doute, une succession de poncifs. Beaucoup de gags ressassés. Des profils de gens que l'on connaît par cœur depuis la diffusion massive des sitcoms.



    Mais, la vie elle-même est fort stéréotypée et ces temps-ci, rares sont les films qui sortent des sentiers battus.



    Camping car reste quand même marrant à regarder en ce qu'il ne prétend rien et ne se prend jamais au sérieux tout en ayant l'honnêteté de ne pas verser dans la dérision.



    Il procède de la joie de vivre, de l'envie que les choses se passent bien. Ces gens-là qui ont fait le film, du réalisateur aux acteurs et techniciens, ont la pêche et ça se voit bien.



    Nous ne demandions rien de plus.



    La fiche AlloCiné



    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57215.html



     


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  • c'est la fête du ciné jusqu'à mardi, séance à 2€, une fois la première place payée,

     alors bien entendu, on en a bassement profité, du moins j'ai poussé mon homme à ce comportement extrême, ô combien mesquin, qui consiste à aller voir des merdes parce que c'est pas cher

    Obligée de l'y entraîner, vu que c'est lui qui conduit, ma coupe, ma coupe, ma coupe qui déborde et c'est pour ça que je m'appelle ficelle, je devrais dire ficelle à noeuds

    vous n'avez rien compris, ce n'est pas évident, juste à dévider quand on a le temps et il se fait rare

    donc on a vu plusieurs films depuis hier, et pas des meilleurs, vu le choix lamentable qui était proposé

    bien sûr, c'était fait exprès

    vont quand même pas nous brader de la toile finement brodée

    Volver on l'avait vu, on s'est donc rabattu sur Rupture, comédie américaine avec Jennifer Aniston (celle des Friends) et ce pataud de Vince Vaughn

    bon le thème, c'est bien sûr le titre illustré par l'affiche, une série de clichés très vrais dessinant des portraits types tout ce qu'il y a de plus authentiques, mais enfin cela manquait de signifiant, ça surfait dans le ketchup, on ne savait trop où ils voulaient en venir. Le rôle de leurs personnages moyens finissait par gommer toute vérité, ils avaient l'air de marionnettes encore mieux imitées que celles du guignol lyonnais. Ennuyeux donc, sans conviction bien que ce ne soit pas mal fait, disons que c'est du professionnalisme sans inspiration, sans vocation

    ensuite, on a fait l'effort exceptionnel de voir un film français

    nous avons cette audace lors des grands bilans existentiels de notre vie, à 40 ans, 50 ans, lorsque nos parents meurent, des trucs comme ça

    hier, c'était les 54 ans de mon mari, et l'on s'est dit qu'à partir de 50 ans fallait se ressourcer régulièrement donc on a osé

    favorisé aussi dans cet élan par la quantité de films français proposée, exception culturelle insistante

    aussi, l'on nous avait dit du bien de L'OSS117, que c'était un excellent pastiche

    donc, on y est allé, à deux euros, on s'est dit que c'était le moment où jamais

    et bien, ça m'a rappelé ma belle-mère en période de soldes quand elle en profitait pour acheter toutes sortes de fringues et de godasses inmettables qui n'étaient même pas à sa taille qu'elle devait ensuite arriver à refiler aux copines quand la croix rouge n'en voulait pas

    Bon, je ne dis pas, l'acteur, Jean Dujardin n'est pas mauvais du tout, il a un jeu de lippes particulièrement intéressant, faut dire que la nature l'a doté de longues lèvres molles que pas mal de putes lui envieraient

    donc il n'est pas mauvais dans son rôle de benêt intelligent, Le Caire, nid d'Espions ferait même un bon sketch si tout était concentré en, disons, 4 à 6 mn au lieu de 90

    car en 90mn, c'est long, répétitif, fadasse, en un mot chiant comme la lune qui se reflète sur une mer d'huile (mazout), et qui se la joue gothique en se voyant si noire 

    Bref, une question se pose, pourquoi sommes-nous si mauvais ?

    C'est en ayant regardé lors d'une autre séance, Dikkenek, admirable filme belge

    que j'aiguiserai le fil de ma pensée jaillissante comme sabre du fourreau

    si les Belges sont si bons, alors que c'est des presque-français, c'est que c'est leur vérité, ce qui est d'habitude dissimulé, la laideur physique et morale, qu'ils mettent sur le plateau, leur connerie, leur vulgarité, leur perversité, ne sont pas inventées pour la scène, elles ne cherchent pas à faire beau, c'est du vrai, juste accentué un peu, et cela donne de la belle comédie humaine d'un humour aigu qui finit par atteindre  le sublime

    rien à voir avec tout ce creux à la française, tous ces blablablas et ces singeries complètement dénués de sens

     

    en attendant, je vous conseille fortement d'aller le voir sur le champ et même de préférence dans une salle de ciné

    en plus, pour une fois on y voit un zizi au lieu de femmes nues comme d'hab, ça change agréablement

    c'est d'ailleurs un film particulièrement féministe malgré les apparences, j'ovationne donc

    bref, si la France continue d'être aussi invivable, on s'en fout, on migrera chez les Wallons


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    http://www.kamikazegirls-lefilm.com/

    complètement excellent, j'ai passé un bon moment

    bon, mon compagnon, a dormi un peu, mais il dit quand même avoir aimé

    bien sûr, une histoire d'ados en quête identitaire mais ça décoiffe quand même, tout à la fois doux et brutal, du décapant gentil, de l'à-propos et une grosse note d'optimisme puisqu'on en sort en se disant que "tout n'est pas perdu" il y a quand même des gens légers légers comme la pensée 


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