• remake d'un film italien d'après Allociné, Juste un baiser, Last kiss a pour thème les blèmes des trentenaires ainsi qu'il est indiqué sur l'affiche "A trente ans, il faut choisir entre s'amuser et s'engager" qui résume parfaitement l'intention "grave" de cette comédie tranquille


    bien fait, bien joué, un moment agréable malgré les poncifs du genre mais le spectateur était averti dès l'entrée


    il reste que l'évidence dénoncée, la difficulté pour les trentenaires d'aujourd'hui, d'envisager l'union maritale à long terme reste bel et bien un problème tout aussi bien sociétal qu'intime


    à l'amour passionnel dont on sait qu'il ne saurait durer dans toute sa fraîcheur et son intensité, succède l'intention soutenue de former un groupe familial, une cellule de base à partir de laquelle on peut tenter de construire le monde sans nier son individualité: sans doute un défi de tous les temps, particulièrement mis en relief dans une société multiculturelle aux valeurs sans cesse bousculées par un environnement mouvant soumis aux effets des bouleversements technologiques et scientifiques


     


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  • Un autre film britannique, vu lundi juste après Un fils de l'homme, Severance.

    Même si nous passons de la sf à l'horreur (sans fantastique), les deux films entrent en résonnance, se ressemblent quelque part car ils procèdent tous deux de cette grosse trouille que nous avons d'un retour de flamme, de la guerre, des uniformes et des armes et de tous les excès sanglants qui les accompagnent.

    Ici, un groupe d'employés d'une sté productrice d'armements s'en va faire un break et s'exercer au paintball, tous frais payés par les boss, dans les forêts de l'est de l'Europe.
    Le lieu donne le ton, cet "Est" dont les voyageurs ne savent définir exactement la nationalité, roumain ? hongrois ? renvoie à un tas de connotations troubles, du mythe à la réalité, depuis les vampires de Transylvanie jusqu'aux guérillas et aux atrocités commises pendant la seconde guerre mondiale puis sous les sovièts.

    Nos employés, assez indifférents aux conséquences de ce travail qui leur assure leur pain quotidien et un peu plus, vont apprendre à leurs dépens les méfaits des armes.
    Histoire morale donc, après tout, puisque, isolés dans une cabane en pleine forêt, ils sont pris dans un genre de traquenard où ils sont les proies de gens qu'ils ne parviendront pas à identifier vraiment, anciens soldats, anciens tortionnaires, anciennes victimes. La tuerie éliminera des nigauds irresponsables et bien que l'on finisse par les prendre en sympathie, on ne les regrette pas vraiment.

    Des persos bien typés et différenciés, une histoire finalement crédible, de l'humour, du recul et même du sentiment qui dure, c'est un film bien fait, qui sait introduire des traits comiques juste au moment où cela pourrait devenir insoutenable et qui donne à penser quand même, notamment aux problèmes de responsabilité collective vis-à-vis des victimes de guerre.

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  • visionné cet aprèm un superbe film brésilien réalisé en 2003 par le réalisateur et metteur en scène Fernando Meirelles, La cité de Dieu, tiré d'un roman du même titre d'un ancien des favelas, Paulo Lins, témoignant des bandes armées de jeunes casseurs qui sèment la terreur dans les favelas de Rio de Janeiro
    un aspect reportage tant par l'authenticité des faits évoqués que cette manière objective de filmer la violence quotidienne, mais avec une esthétique soignée et sans les pleurnicheries des docus

    la caméra ne s'attarde jamais sur les scènes violentes mais s'envole d'une séquence à l'autre, parfois reprend le cycle d'une histoire qui tourne en rond, rendant ainsi palpable la difficulté pour les habitants de se sortir de ce cercle infernal
    les acteurs sont tous des anonymes de 12 à 20 ans formés en quelques mois (source allociné)


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  • http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47179.html



    Une fable mise en scène par Frank Coraci, avec parabole et zappette incluses

    et Adam Sadler aux commandes !

    Le thème, un architecte overbooké, délaissant sa famille pour servir ses ambitions, se voit offrir une télécommande magique qui lui permet de zapper les moments difficiles ou ennuyeux pour ne retenir que l'essentiel

    mais la vie étant ce qu'elle est, impossible d'en profiter sinon en la dégustant lentement, trucs dégueus compris.
    telle est la morale de ce film agréable qui donne à méditer sur ce qu'est la vie et ses priorités essentielles.

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