• Il ne faut pas s'étonner si les gens meurent de canicule.





    Il m'est arrivé hier une histoire bête où je me suis retrouvée très déshydratée. Pas, bien sûr au point d'un accident car je suis en bonne santé mais il eût suffi que je sois plus âgée ou encore en grande précarité.





    J'avais été convoquée au tribunal pour mon histoire de t-shirt avec sérigraphie de feuille de cannabis, à 10h30. Au moment de partir de chez moi, le mousqueton de la lanière de mon sac habituel s'est cassé et j'ai changé de sac pour un beaucoup plus petit qui se trouvait là, sans prendre la peine d'en chercher un autre plus adéquat car je craignais être en retard. Instinctivement, j'ai transféré le nécessaire et le moins volumineux, mon portefeuille, le passeport, mes lunettes, un carnet avec un stylo et puis c'est tout, les autres feuillets nécessaires à ma défense étaient dans un trieur que je portais à la main.





    Oublié mon porte-monnaie ou tout au moins l'argent qui était dedans. Je m'en suis aperçue en route mais sans m'en faire. Le tribunal n'est pas bien loin de chez moi, à 8 minutes à pied. Je pensais que cela se passerait assez vite, ne comptais pas attendre plus d'une ou deux heures.





    En fait, je suis arrivée à 10h15 et j'en suis repartie à 16h30, étant passée à la barre à plus de 15h.





    Du foutage de gueule avec juste des distributeurs à pièces de cannettes et de boissons chaudes dans la salle des pas perdus et obligée chaque fois que j'avais trop soif, de faire un parcours assez long vers les toilettes qui sont situées à un autre étage et sur l'autre aile du bâtiment.





    Comprend pas que dans de tels endroits, il n'y ait pas de fontaine à eau. C'est là un mépris des gens que l'on retrouve partout ici dans les lieux publics.





    Pareil chez deux médecins chez qui je suis allée ces derniers temps. Même pas de bouteille d'eau et de timbales à disposition dans les salles d'attente surchauffées alors que j'ai pu m'apercevoir qu'au moins un vieillard à la respiration très courte était au bord de la détresse et aussi un jeune couple qui paraissait être venu d'assez loin en voiture et n'avait pas pris le temps de boire ou de prendre une bouteille. La jeune femme était en malaise et ils hésitaient à repartir pour prendre un pot au café du coin pour ne pas perdre leur tour. C'est souvent ainsi, les gens ne réagissent pas immédiatement. Ainsi le vieillard était accompagné d'une femme plus jeune qui lui demandait sans arrêt "tu veux que j'aille te chercher à boire ? il doit bien y avoir quelque chose pas loin... à moins que je ne demande au médecin... tu veux que je demande au médecin ? attends, là il est pris... mais si tu veux, je descends..."  et puis le temps passait et le vieux n'avait toujours pas à boire.





    De l'inadmissible tout cela, je dirais même de la grosse connerie ordinaire et récurrente.





    C'est comme les fontaines traditionnelles d'eau potable dans les rues, il n'y en a presque plus. Alors qu'elles étaient bien utiles aux passants, aux randonneurs. Mais ça ne se fait plus et je trouve cela malheureux tout ce manque de gratuité et cette façon de monnayer systématiquement tout besoin même élémentaire, coûte à la fin bien plus cher à la société.


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  • Sur l'occitan, beaucoup de choses sur le web et d'abord des informations générales sur wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Occitan


     Sur Lexilogos, on trouve des dictionnaires en ligne de l'occitan ainsi qu'un cours d'occitan pour s'initier à la langue  http://www.lexilogos.com/occitan_langue_dictionnaires.htm



    Y sont cités également des proverbes locaux tirés de Coma disiò ma grand de Jeanne Pinchard que vous pouvez acheter en ligne



    Je cite celui-ci


    Vau mai peta en companhiá que creva solet.Il vaut mieux péter en compagnie que crever seul.


    et des textes littéraires et poèmes


    Pour mieux connaître faune et flore locales ainsi que la vie quotidienne dans l'Hérault, le blog Cessenon est à feuilleter avec beaucoup d'intérêt.


    http://cessenon.centerblog.net/




     




     




     




     


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  • Lorsque l'on revient de par la route d'Espagne et que l'on arrive à Béziers, l'on voit d'abord surgir sur un promontoire, un bloc architectural qui ressemble à un château mais n'en est pas un mais la cathédrale St Nazaire qui, par un trait d'humour que certains apprécieront se dresse entre Maison d'Arrêt visible à gauche sur la photo et Tribunal à l'arrière, dissimulé ici.



    Si, après être entré dans la ville, vous désirez vous rendre sur le site, vous devrez prendre les rues piétonnes qui rejoignent la vieille poste, à partir des Allées, ainsi la rue du 4 Septembre, puis une ruelle, juste derrière le bâtiment de la poste vous y mènera





    Vous arriverez alors Place de la Révolution d'ambiance très méditerranéenne, où se dresse le tribunal, au fond, à gauche, adossé à la cathédrale, à droite.





    La cathédrale, vue en contre-plongée côté tribunal




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  • Nos clients sont les plus beaux

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  •  A la boulangerie, on attend toujours sur le trottoir, pour peu qu'il y ait plus de deux personnes, c'est à dire dans la rigole puisque le trottoir est presque inexistant. C'est dire comme c'est petit, cette boulangerie !  et le boulanger qui l'a aménagée comme si c'était une grande ! Comme il le clame, c'est le pain qui est la vedette, pas ceux qui l'achètent. C'est pas un diplomate, ce boulanger. Faut dire qu'il n'en a rien à foutre de ce qu'on pense de lui. Son pain est bon donc ça se presse devant l'échoppe.




    Ce matin, il y avait une petite femme attendant dans l'entrée, moitié dedans-moitié dehors, habillée en baba cool syle maison de la culture plutôt que retour aux champs, et parlait beau et bien à la cliente devant moi, qui me tournait le dos. Elle lui murmurait très fort en baissant la tête comme si elle chuchotait : « Les femmes, faut pas leur faire confiance... Jamais. Moi, j'ai toujours vécue entourée d'hommes et croyez-moi, je ne l'ai pas regretté... ni eux non plus, remarquez... C'est pas ce que vous pouvez croire... des galipettes... » elle fit un grand mouvement souple du bras et de la main aux longs doigts manucurée rouge sang pour mieux expliciter les « galipettes ». Elle avait, soixante... soixante-dix... peut-être même quatre-vingt, sa peau était si parcheminée, visage, bras dénudés. Difficile de dire cependant car elle se tenait droite et souple à la fois, faut dire qu'elle était de petite taille et qu'elle n'avait pas envie de perdre des centimètres. Deux longues tresses très épaisses, très longues, très noires dont on pouvait penser qu'elles étaient ajoutées (peut-être les siennes dans une vie d'avant à moins qu'elles ne les aient achetés au cours de voyages exotiques, en Inde par ex, premiers fournisseurs de cheveux dans le monde) encadraient son visage puis sa poitrine largement décolletée mais où l'on ne pouvait voir la naissance des seins qui gonflaient pourtant corsage et boléro, sans doute des bonnets ampliforme pour le relief et c'est vrai que c'était joli à voir, mettait en valeur le gilet  brodé, le volanté mousseux du corsage.




     Elle avait la taille si fine au-dessus du pantalon ample et ses petits pieds en sandalette prenaient un air mignon, surprenant, pas maigres, osseux et déformés ou tout gonflés comme ceux d'une femme de son âge. Non, c'était de petits pieds curieux, courts et lisses, avec de tous petits orteils un peu ramassés sur eux-mêmes, un peu boudinés mais inexplicablement jeunes. Je me suis dit soudain qu'elle devait être danseuse, presque une certitude vérifiée en observant les muscles étirés du cou.




    Elle continuait à parler à l'autre femme : « Non, les femmes rien à faire... Tenez, ma sœur, mon unique sœur... et bien, elle m'en veut... vous ne pouvez pas savoir... la rivalité...




    C'est qu'elle est obèse, voyez-vous, tandis que moi, je suis comme ça ! » Elle a pointé l'auriculaire en l'air pour montrer combien elle était mince. Elle poursuit : « C'est simple quand on se promène ensemble /elle égrène un joli rire comme si elle se moquait d'elle-même/ on dirait Laurel et Hardy !  Un jour, je lui ai fait : allez, appelle-moi Stan !  C'était une bourde, comme ça, pour rire. Mais elle n'avait pas compris et elle a insisté pour que je lui explique. Bien sûr, expliqué, c'était un peu lourd, et même beaucoup /re-rire/ alors elle a piqué un fard ! aucun humour ! je ne sais pas si vous avez remarqué mais contrairement à la légende, les grosses n'ont aucun humour (à noter que la dame avec qui elle parle, est grosse, justement) les gros, oui, et même ils sont fins /re-rire/ mais les grosses... trop pudiques avec ça ou alors carrément obscènes... enfin des femmes, quoi, puissance +.  Croyez-moi. Entourez-vous d'hommes et vous vous en porterez mieux ! »


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