• Aperçu dans la foule, hier, une fillette, juste devant moi, qui se grattait énergiquement la tête, près d'une mère agacée et inquiète que quelqu'une ne repérât le geste.

    La chaleur intense de ces jours-ci, les séjours en camping, les soirées passées à regarder les feux d'artifice du 14 juillet, tous serrés sur l'herbe ou sur le sable doivent rendre la vie belle aux poux et parasites qui continuent de subsister dans nos villes et campagnes.

    Adolescente, je ne comprenais pas que l'on en chope car j'avais beau fréquenter des endroits interlopes, ils ne venaient pas sur moi. Et puis ma petite soeur, une tête à poux, en attrapa en allant jouer chez des amis de nos parents qui vivaient dans une caravane après maintes aventures et avaient deux fistons, d'autres têtes à poux.

    Et le combat commença, mené à force produits Marie-Rose et Cie, épouillages et peignes à poux, pleurs de ma soeur qui acceptait tout à condition qu'on ne lui coupe pas les cheveux qu'elle portait très longs.

    Dans cette guerre qui dura plus d'un an où nous crûmes maintes fois remporter la bataille alors qu'il ne s'agissait que d'une accalmie, je finis bien entendu par en attraper juste au moment où ma soeur en était débarrassée et connus les mêmes difficultés qu'elle pour les éliminer bien que j'y consacrai une heure chaque jour. J'avais moi aussi une longue chevelure et ne voulais pas la sacrifier.

    Plus tard, alors que je croyais en avoir bien terminé avec ce triste épisode, il arriva que parmi mes enfants, il y eut une de ces satanées tête à poux qui les chopait en toute circonstance que ce fut  à l'école, à la colonie, lors d'une fête, à la mer ou à la campagne, où tous juraient bien sûr, que ça ne venait pas de chez eux. Evidemment, ensuite, cela se propageait chez mes autres gosses dont le crâne, hostile lorsque les poux venaient d'enfants étrangers, devenait accueillant quand c'était ceux de leur frère.

    Je connus d'autant plus de galères que la tête à poux de la famille avait la peau sensible et ne supportait pas les produits brutaux, et bien sûr, ne voulait surtout pas avoir la tête rasée, marque d'infamie.

    Au moins les footeux auront servi, depuis, à annoblir la tête tondue. La mode m'eût été bien utile à cette époque.


    Cependant si j'en parle aujourd'hui, c'est pour dire qu'un des faits les plus pénibles de cette histoire est sans doute l'opprobre qui touche les familles lorsque les enfants sont ainsi contaminés.

    Peu de compréhension et de l'intolérance de la part de ceux qui ne connaissent pas le problème et pensent à tort qu'il est aisé de l'endiguer. Beaucoup de dramatisation autour des familles ainsi touchées dont les enfants sont parfois mis en quarantaine, et bien peu de conseils et d'aide efficace. Médecins agacés, produits dispendieux et partiellement inopérants malgré ce que l'on en dit, dès que les conditions de traitement ne sont pas au top.

    On peut alors se réconforter en regardant des toiles anciennes présentant des épouillages tendres et sereins dans des maisons bien tenues où jouent les clair-obscurs dansant sous la lumière des chandelles....

    Ceci à condition de les trouver car je ne les vois pas sur le web et c'est bien dommage. Juste une épouillade intimiste prenant le nom de Toilette du peintre espagnol Murillo, 1617/1682.

    Les pouxCopié à partir du site http://peinturesetpoesies.blog50.com/archive/2006/07/05/les-chercheuse-de-poux.html

    je cite un passage du célèbre poème de Rimbaud qui est joint

    Les Chercheuses de Poux

    Quand le front de l'enfant, plein de rouges tourmentes,

    Implore l'essaim blanc des rêves indistincts,

    Il vient près de son lit deux grandes sœurs charmantes
    Avec de frêles doigts aux ongles argentins.
    [....]
    Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
    Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
    Font crépiter, parmi ses grises indolences,
    Sous leurs ongles royaux, la mort des petits poux.

     


    Quelques recettes anti-poux sur Consoglobe   et sur Au féminin

     







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  •  Le GRillon sauvage, on le domestiquemieux que le cochon, le grillon

        pour l'admirer

    le contempler en ses ébats divers

        écouter sa zik

    une stridulation rythmée par des silences

       pour le manger

    car il est craquant

    et source de protéines

       pour ses combats d'athlète

    autour desquels

    s'organisent des paris

     Les Chinois organisaient des combats de grillons, très prisés.

    D'où l'existence de cages à grillons utilisés pour le transport. Si certaines sont sommaires, d'autres, plus élégantes étaient destinées aux dames qui appréciaient leur chant et le considéraient comme un porte-bonheur.

    En France, nous organisons depuis 1981, un championnat du monde des tuteurs de grillons. Voir la page orange qui y est consacrée. Des artisans se sont spécialisés dans la construction des cages à grillons.

    Un site sur le grillon nous conseille cet Apéro champêtre

    Mettre des grillons dans un plat à four. Faire griller à feu moyen pendant 10 minutes, jusqu'à ce que les insectes soient bien croustillants. Sortez du four, salez, poivrez, laissez refroidir et servez en apéritif comme des cacahuètes ou des chips. Vous pouvez également varier les plaisirs en saupoudrant avant cuisson des herbes aromatiques, des épices (grillons au curry, ça vous dit ?)...

     http://www.educ-envir.org/~ecospher/insectes/insecte_mois/2000/grillon.htm

     Et si vous voulez goûter du grillon sans avoir à le chasser puis le cuisiner, vous pouvez toujours vous rendre dans un restaurant d'insectes.


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