• ça y est ! j'ai profité d'avoir juste 5 articles au fond de mon panier pour tester les caisses automatiques, les "self check out" comme disent les anglo-saxons !

    Vous pourrez lire sur RelationsClient.net que la CFDT affirme que c'est parce qu'ils sont "occupés" que les clients pensent que "ça va plus vite" mais qu'en fait, n'étant pas des pros ils vont beaucoup plus lentement que les caissières.

    Pour ma part, je ne suis pas de cet avis, ce matin, samedi, les clients défilaient aux caisses automatiques et celui qui était avant moi, un jeune homme d'une vingtaine d'années a effectué sa série d'opérations comme s'il avait fait ça toute sa vie, très très rapidement. Moi-même, il est indéniable que j'ai été plus lente, surtout parce que je n'ai su que faire quand il s'est agi de passer ma salade, un produit sans code barres et puis, au moment de régler, j'ai eu comme une hésitation. Néanmoins, l'hôtesse est intervenue chaque fois à la seconde, à vrai dire elle ne m'a même pas laissé le temps de réfléchir et cela m'a fait donc quand même gagner du temps, très objectivement, et c'était ma première fois et j'ai 57 ans.

    Cependant, outre les pertes d'emploi que ce système est susceptible de générer, l'hôtesse a provoqué en moi, un sentiment désagréable d'asservissement; en effet, elle est intervenue trop vite, sans laisser place à ma réflexion, peut-être un truc efficace pour l'apprentissage de certains gestes mais l'impact a été un soupçon désagréable. Aussi, dès mon arrivée, m'a-t-elle demandé de poser mon panier sur le plateau avant même que mon prédecesseur n'ait fini et cette promiscuité entre les  clients me paraît trop forte, à la limite de l'impolitesse. D'autre part on est ainsi pressé par un tiers qui, normalement à votre service, semble inverser les rôles.

    Le même désagrément que l'on subit dans certains discounts où la caissière impose son rythme au client pour la mise en sachet en poussant les produits vers lui sans s'inquiéter de leur parcours. Le consommateur est donc soumis au rythme imposé à l'employé qui d'esclave devient son contremaître.

    Bref, la caisse automatique peut aider pour les petits achats en hyper, en allégeant les temps d'attente en file indienne mais il faudrait que la direction ait davantage le souci du client et compense d'autre part les pertes d'emploi en caisse par une multiplication des vendeurs et informateurs qui manquent dans la plupart des rayons, surtout quand le supermarché s'agrandit comme c'est le cas d'Auchan Béziers qui a profité du déplacement de Conforama pour étendre sa surface.

    Pour les gros charriots, je suis résolument contre car ce qui peut être presque amusant pour quelques articles, devient un labeur fatiguant et fastidieux quand il s'agit d'une masse d'articles à gérer, à passer au lecteur, ensacheter, ordonner dans le chariot puis effectuer le règlement dans un fondu enchaîné digne des travailleurs à la chaîne, le passant perd alors définitivement son étiquette de "client" respectable et respecté, déjà bien écornée, pour ne plus devenir  qu'un consommateur en butte à toutes les humiliations du demandeur face à un possédant anonyme.

     


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  • Le site officiel 

    Les secrets de tournage sur AlloCiné

    trailer et extraits sur YouTube

     Un grand metteur en scène Joël Schumacher, un grand acteur, Jim Carrey pour un résultat décevant, certes, mais qui vaut en même temps la peine de se déplacer, et tout d'abord pour le jeu de Jim Carrey mais peut-être davantage, le film rassemblant des notes éparses que l'on gagne à consulter.

    Les nombres sont fascinants jusqu'à l'obsession surtout pour certains d'entre eux sur lesquels on butte sans cesse. Là est le thème apparent du film, une énigme kabbalistique mais qui débouche sur une autre, plus élémentaire, qui a tué qui ?

    Le jeu de Jim Carrey était excellent mais l'histoire eût été plus intéressante, me semble-t-il si l'auteur s'était davantage attaché à la magie des nombres plutôt qu'à un cas de folie et surtout n'avait pas réduit l'intrigue à une histoire criminelle comme il y en a tant. Je dirais qu'il est passé d'une idée à l'autre en la construisant et en la mettant en scène, qu'il a sans doute beaucoup abandonné pour revenir à des chemins usés avec des regrets ponctuels, ce qui donne un ensemble confus et brouillonné.

     

     

     


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  • L'un de mes derniers bouquins.

    Je lis des livres empruntés à la médiathèque, plus envie d'entasser les livres, cela se fait sans doute au détriment des auteurs, quoique pour beaucoup d'entre eux, les bibliothèques restent leurs premiers acheteurs.

    Il faudrait trouver de nouvelles manières de rétribuer les créatifs, un système où l'on pourrait distribuer à tous tout en permettant aux producteurs de gagner un bonus par rapport aux oisifs... mais l'utopie n'est pas dans mes thèmes du jour...

    Le problème de l'emprunt est que beaucoup de bouquins sont à lire par petits coups ainsi les Oeuvres de Georges Henein que je vais restituer avec un sacré retard, un Egyptien d'expression française, comme on le signale sur la pochette, aux Ed Denoël, compilation de poèmes, récits, articles, pamphlets etc. car l'homme était journaliste et écrivait beaucoup sur des thèmes variés pour la presse égyptienne mais aussi l'Express, Jeune Afrique...

     

    L'écriture est vraiment très belle tout à la fois précise et pleine de trouvailles et d'intelligence. Il est difficile de choisir un extrait, car tout est bon ! Un bout de poème donc qui dit l'esprit de l'auteur, qui est sans doute, à la manière de Musset, cet inconnu, "cet orphelin vêtu de noir" .

    Un extrait de Budapest 1956

    Un inconnu a mis le rire aux poudres

    La vie n'est plus tressée comme un cahier de rides

    Un émoi matinal dénoue la chevelure du vécu

    Les hommes posent leurs mains au hasard

    Tantôt sur un sein tantôt sur une forêt qui brûle

    Ils avancent dans la nudité d'un monde qui s'accomplit

    Là où tout devient visible de très loin

    Là où l'on se frotte les yeux

    Comme les femmes des pays froids

    Frottent leurs vitres par un jour d'hiver...


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