• Trop de choses, trop de choses à faire qui étrécissent le temps du n'importe quoi.
    Les nouvelles technologies qui se multiplient n'ont rien arrangé.
    Envie d'écouter cet air de zik dont on vous parle, visionner ce film, apprendre cette langue, lire ce livre, cette revue, s'informer, faire un sport, prendre l'air, découvrir la nature, essayer une nouvelle recette, avoir sa maison propre, vivre dans l'hygiène, se maquiller, être coquette, materner, bisouter, séduire, surfer sur le web, rencontrer d'autres gens, dormir...
    Mon fils, hier me disait qu'il ne voyait plus passer le temps.
    Ma boulangère, ce matin, se plaignait que tout allait trop vite, plus le temps de se retourner, de s'occuper de son mari, de ses enfants, d'elle-même. Elle m'a demandé comment je faisais ? C'est souvent que l'on me demande ça parce que j'ai l'air de quelqu'un qui ne s'en fait pas vraiment donc qui n'est pas surmené.
    Pour une fois, j'ai donné une réponse sensée, j'ai dit que je faisais un planning. Elle m'a regardé avec admiration. alors j'ai tout gâché en poursuivant: mais je ne les suis jamais, le truc, c'est que je me suis résignée à l'incompétence: ma maison est sale, mes enfants mal éduqués et j'ai tellement de choses à faire que quand j'y pense trop, je retourne au lit en vitesse.
    Là, elle a ramassé ma monnaie avec quelque rigidité et l'a rangé avec attention dans son tiroir caisse pour me démontrer qu'elle n'était pas de ces femmes-là qui s'en foutent de tout.

    Bien sûr j'en ai un peu rajouté mais je devrais préciser ici que les plannings, c'est comme les budjets, quand on fait le compte des entrées et des sorties, on se prend un gros cafard et si on ne l'écrase pas bien vite en supprimant le tout, on risque fort de bouffer des patates à l'eau tout le mois ou en ce qui concerne le sujet dont je vous parle, à bosser du matin au soir sans discontinuer et sans la moindre distraction.

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  • Le parfum ou histoire d'un meurtrier, un film du réalisateur et metteur en scène allemand Tom Tywker, témoignet d'une collaboration européenne puisque les principaux acteurs sont britanniques et américain, le costumier, un Français, le décorateur, un autre Allemand et la plupart des paysages censés représenter villes et provinces françaises, sont espagnols.
    Ma fille m'avait beaucoup parlé du Parfum, roman du Munichois Patrick Suskind, roman qui l'avait beaucoup marquée.
    Allo ciné remarque que bien qu'on ait depuis longtemps désiré le porter à l'écran, beaucoup hésitèrent devant la difficulté du sujet.
    Le thème est parfaitement résumé sir la quatrième de couverture du Livre de Poche
    "Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance, furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien.

    Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".

    Le film est indéniablement intéressant à regarder malgré toutes ses imperfections, ses longueurs et certaines scènes un peu lassantes par leur répétivité.

    Il reste des choses remarquables, et tout d'abord le jeu de l'acteur britannique Ben Wishaw, qui tient le rôle de Jean Baptiste Grenouille, cet enfant sauvage devenu démiurge, mû par un sens olfactif extraordinaire.
    Ensuite, l'aspect caricatural que peut prendre la misère urbaine de ce XVIIIe ; les scènes hautes en couleur, les répugnances exhibées, le contraste entre luxe et crasse, la parole off qui vient insister sur l'authenticité de l'histoire comme le fait tout vrai conteur, ce paradoxe qui fait que le dépossédé d'amour, d'affection et de biens matériels, est justement celui qui possède le « don », le vide créant le médium, le don du flair, un don animal qui cependant s'élève au sommet puisqu'il touche aux nuées, à l'éthéré, au ciel... tout cela donne au film un intérêt certain qu'il puise dans le cœur même de l'écrit dont il est issu
    Tout le film est témoin d'un travail acharné à reconstituer les décors, communiquer les impressions olfactives etc ceci avec des réussites diverses. Car les décors ressemblent bien à des décors, la France que ce soit Paris ou la province est vue au travers des yeux étrangers qui ont lu tout ce qui s'y référait mais l'ont interprété à la manière, cela se sent.
    Grenouille n'a pas non plus un jeu de nez très divers malgré la bonne volonté de son interprète et c'est quand même vite lassant de le regarder renifler.
    Et puis il y a les petites fautes bêtes, comme la mère de Grenouille, poissonnière de son état qui a des sourcils fort bien épilés qui m'ont fait marrer.
    Et puis des copies d'autres scènes vues dans d'autres films comme la scène d'orgie ou les classiques scènes de mendiants et qui ne m'ont pas vraiment touchées comme l'ont fait autrefois des séquences de Pasolini, par exemple.
    Néanmoins la scène de la naissance de Grenouille reste assez réussie et prend le ton d'un humour noir qui malheureusement se banalise pour se perdre ensuite
    Et, disons-le, c'est quand même un bon moment de cinéma qui donne à penser



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  • Cabrerolles est un petit village (275 habitants) au nord de Béziers, à un peu plus de 30 km, près de Faugères, en plein dans les vignobles, à partir duquel l'on peut faire une jolie randonnée balisée d'environ six heures à pied.

    Hier nous étions partis trop tardivement pour l'accomplir en son entier et nous nous sommes contentés d'une promenade de deux heures mais le coin est à retenir et à explorer.


    Le village lui-même est dominé par une colline où s'élèvent les ruines d'un château.
    On peut y accéder par la D 909 ou par une route plus étroite passant au nord de Murviel, qui est sans doute la plus belle, permettant de découvrir un paysage de collines recouvertes d'une garrigue épaisse, ponctuée ça et là, de vignobles soignés se découpant à peine sur la terre dénudée, tant ils se confondent à l'environnement. Une douce harmonie que la main de l'homme paraît avoir remforcée plutôt que détruite.

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    Franz Bartelt  Chaos de famille chez Gallimard  Série noire


     

    Humour noir, est-il indiqué au verso
    Oui, bon, d'abord, c'est plutôt sordide que noir, très, très franchouillard
    Un type qui se lamente qu'il est vraiment un pauvre type, une lopette dont la femme est une mégère qui ne veut pas baiser
    Misère physique et morale qui n'engage pas la compassion
    Le monde est moche pour plein de gens qui sont même pas sympas......

    Ça, c'est pour le début. Ne pas se décourager. Insister et ça dérape vers plus rigolard


    un effet d'accumulation qui demande que l'on ait pris ses aises, que l'on se soit installé passif dans sa lecture

    Quelques bons trucs comme cette phrase
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Ma timidité naturelle fait que je connais les femmes plutôt de fesses que de face.
    Enfin, ça s'enfonce dans le désopilant avec une scène de baise qui m'a fait penser à un passage des onze mille verges d'Apollinaire ; un côté Frédéric Dard aussi, côté vocabulaire argotique, bien sûr, quoiqu'il soit moins outré mais il est sûr qu'après une centaine de pages, c'est le verbe qui mène l'ouvrage et l'on finit par rire et trouver ça bon.

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    Une autre petite plaquette Hier c'est mon anniversaire de Eugène Durif chez Actes Sud-Papiers.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Il n'y a pas comme les philosophes, les théâtreux, les poètes pour se permettre des libertés avec la conjugaison et Durif est tout cela en même temps.<o:p> </o:p>Ceci est une petite pièce, une saynète comme on disait, en un seul acte et 14 scènes ou séquences si vous préférez.

    On pourrait aussi en faire un court métrage sur le mode onirique ou encore un anime, je verrais cela très bien à la plume et à l'encre dans un fouillis de traits brouillonnés qui s'agiteraient et s'éclaireraient parfois de taches de couleur.

    Ça se passe dans une pension de famille donc les personnages faire-valoir qui dessinent le fond de l'action sont les pensionnaires au nombre de sept, puis vous avez le héros, celui dont c'est l'anniversaire, c'est Jimmy (probablement un Jean-Marie qui veut se la péter) et puis son « P'tit Frère » et enfin 3 filles qui justifient les taches de couleur que je proposais, la Fille au capuchon, la Fille bleue, la Fille qui chante. Il y a aussi des « Experts » et un chœur d'épouvantails pour faire riche.<o:p> </o:p>Histoire mythique de Jimmy qui s'en est allé hors du chemin balisé mais toujours poursuivi des « Experts » toujours là à observer et cancaner et conseillerSur son chemin, il rencontre 3 filles, l'une après l'autre, qui toutes attendent le geste ou le mot magique qui déciderait tout. Mais chaque fois, Jimmy semble ne pas saisir l'opportunité malgré Ptit frère qui entre en scène et paraît vouloir le soutenir.Et puis, comme dans la vie, ce sont les Experts qui parlent le plus.<o:p> </o:p>Bon, à la fin de l'histoire, l'auteur a trouvé bon de les faire fuir la scène tous les cinq, Jimmy, Ptit Frère et les Filles, un peu facile et pas mouillant mais on en attendait pas plus.<o:p> </o:p>Une petite réplique qui vous donnera le ton et l'argument : l'importance de la parole de l'autre.<o:p> </o:p> La Fille bleue : Un écorché arrive et dit : si vous ne me dites pas tout de suite que je suis vivant, je tombe mort.

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